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Paix économique : un certificat pour éclairer les relations au travail

Publié le
16 Mars 2020

Etayer les compétences propices à la transformation positive des modèles managériaux ? C’est l’ambition du nouveau certificat « Manager la transformation », initié par la Chaire Paix Economique de Grenoble Ecole de Management et La Fabrique Spinoza. A la clé, la réconciliation du facteur humain avec le développement d’une performance soutenable.

Rompre avec un modèle de management pyramidal, contre-productif, et libérer les initiatives individuelles et collectives au travail, telle est l’ambition de la Chaire de recherche Paix économique, Mindfulness et Bien-être au travail, depuis sa création par Grenoble Ecole de Management, en 2012.

« Les entreprises, avec lesquelles nous collaborons, sont convaincues par les questions soulevées au sein de la chaire. Mais leurs interrogations portent sur la manière de former des managers capables « d’embarquer » les équipes dans une transformation durable, support de performance, » relève Dominique Steiler, titulaire de la Chaire de recherche. D’où la création d’un Certificat « Manager la transformation », avec la Fabrique Spinoza en mars à GEM, destiné à tous les managers d’équipes et de projets, quels que soient la taille, le secteur (public/privé) et le domaine d’activité des organisations.

Pour Alexandre Jost, fondateur de la Fabrique Spinoza : « Ce certificat est une nouvelle étape d’un partenariat de longue date avec la Chaire Paix économique de GEM, qui a pour objectif de créer un cercle vertueux et part du changement du manager lui-même, levier majeur de la transformation dans les organisations (même si ce n’est pas le seul). »

Accroître le discernement, la liberté et la responsabilité

L’ambition du certificat est donc de délivrer les outils d’analyse, d’action et de postures qui permettront aux managers d’engager un processus de transformation individuelle – à leur propre niveau d’abord – et collectif, en devenant des leaders éclairés au sein des organisations. 

Le Certificat « Manager la transformation » est architecturé autour de quatre blocs de compétences, correspondant à quatre modules (voir le détail en lien). Ces modules font synergie. Ils visent à accroître le discernement et susciter des postures managériales qui diffusent une culture de la confiance et de l’amélioration continue. « C’est la question de la pleine conscience : la capacité à voir ce qui est tel que c’est, et de l’intelligence émotionnelle, dont l’ouverture à soi et aux autres » souligne Dominique Steiler.

La promotion de la bienveillance et de l’exigence est au cœur des enseignements « Le bien-être ne veut pas dire : tout va bien tout le temps. L’idée est de se doter des compétences permettant de traverser tout type de situations, d’arbitrer et de décider en liberté et responsabilité. » De même, l’entreprise n’est pas une entité détachée d’un contexte. Elle est en interaction perpétuelle avec son environnement, y compris la société civile. La finalité du certificat est donc d’identifier les leviers de transformation propres à l’organisation et de déployer les conditions d’intelligence collective pour une performance soutenable et l’épanouissement de toutes les parties prenantes.

La paix économique ne peut se concevoir sans le désaccord et le droit à l’erreur

« Ce n’est pas parce que rien ne va mal que tout va bien, poursuit Dominique Steiler. Ainsi, qui dit « paix économique » doit donner droit au désaccord. Car le désaccord, dans ses différentes expressions et jusqu’à la colère, est vecteur d’une information primordiale. L’enjeu dans l’entreprise est donc de se sentir suffisamment en sécurité pour pouvoir exprimer son désaccord. Cette question est liée à la question de la confiance, en soi et aux autres. Et la confiance se créé dans la traversée de moments difficiles. D’où la nécessité d’ouvrir des espaces où la parole se libère. L’autre condition est de reconnaître à chacun le droit à l’erreur. C’est ainsi que des leviers de feedback réguliers alimenteront une posture d’amélioration continue pour tendre vers des relations pacifiées, » conclut Dominique Steiler.

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