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Réussir sa VAE : conseils de diplômés

Réussir sa VAE : conseils de diplômés
Publié le
03 Septembre 2019

« Et si c’était à refaire ? » Parmi les diplômés VAE de Grenoble Ecole de Management que nous avons interrogé, la réponse est unanime : oui sans aucun doute. Leurs conseils pour réussir sa VAE : bien gérer le facteur temps, donner du sens à sa démarche et s’appuyer sur son entourage.

Rester motivé sur la durée

Le parcours d’une VAE est complexe, et parfois long : une fois que la Commission de Recevabilité a donné un avis favorable, il faut compter en moyenne 12 mois pour rédiger le dossier de validation, qui sera ensuite soutenu devant un jury composé de formateurs, d’enseignants et de professionnels de la certification visée. La motivation est alors essentielle pour tenir sur la durée. « Le jury qui m’avait reçu m’avait prévenu sur la motivation nécessaire pour réussir une VAE. Je pense qu’il faut vraiment être dedans pour se rendre compte qu’à plusieurs moments il est facile de décrocher, de remettre à demain, voire même d’abandonner… Donc oui, il faut beaucoup de motivation » nous raconte Romain Couvet, Responsable des Systèmes d’informations chez Desjardins, Montréal, VAE Titre Manager des Systèmes d’Information en 2017.

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Comment y parvenir ? Pour Rémy Godde, Responsable Achats chez ZF PWK Mécacentre,  VAE Manager des Achats (MS) en 2018, c’est d’abord en amont de la démarche, qu’il faut faire le bon choix pour soi : « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » : Ce n’est pas moi qui l’ai dit mais Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, mais j’ai fait mienne cette maxime.  Il faut avant tout évaluer la valeur ajoutée que va représenter le succès de la démarche. Ensuite faire un diagnostic de ses connaissances en parcourant le référentiel du ou des diplômes visés, puis affiner avec le diplôme choisi. » 

« Là où il y a une volonté, il y a un chemin »

Une fois le processus enclenché, il est nécessaire de bien garder à l’esprit la source de motivation première. Rémy Godde ajoute « Les circonstances de la vie professionnelle, ou tout simplement l’égo, peuvent représenter à elles seules des sources de motivations suffisantes. ». Stéphane Vaujany, Cadre commercial chez Triskell, VAE Responsable Opérationnel d’Unité en 2017 rapporte quant à lui que le découragement a été « vite balayé dans mon cas par l’attrait du résultat. »

Gérer son temps

Tous les diplômés s’accordent sur le fait qu’une bonne gestion du temps est cruciale. Ainsi, Stéphane Vaujany, déclare que « le temps est un facteur clé, car parfois une pointe de lassitude, de découragement se glisse… ». Romain Couvet confirme : « La plus grande difficulté est d’organiser son temps ». Mais sans oublier de relâcher parfois la pression, il ajoute : « il faut s’octroyer des moments de détente, de loisirs et des moments dédiés à sa VAE. »

Pour Rémy Godde, le secret c’est de « se fixer un objectif de temps et de moyens que l’on peut y consacrer. ». Il précise qu’il vaut mieux « concentrer le travail sur un laps de temps court. Le risque de laisser traîner la rédaction du mémoire sur 12, voire 18 mois, voire plus, peut être un réel facteur de démotivation. »

Donner du sens à la démarche de VAE

« Entrer en VAE » : comme on vient de le voir, l’expression est particulièrement bien adaptée au processus. En effet, se lancer dans une VAE, c’est rester concentré et motivé sur toute la durée de l’écriture du dossier de validation. C’est aussi devoir jongler avec des emplois du temps déjà bien chargés qu’ils soient professionnels ou personnels. C’est pourquoi le sens profond donné à cette démarche par le candidat est très importante. Romain Couvet raconte : « je me suis tourné vers la VAE car ce cursus allait me permettre de faire un véritable travail d’introspection. Je me suis posé les bonnes questions : Pourquoi vouloir faire une VAE ? Quel était mon objectif ? Et il était clair. » Michèle Bassani, Gérante d’Algarve in the Box, VAE Responsable Opérationnel d’Unité en 2018 va dans le même sens : « cela demande de dégager du temps dans nos emplois du temps déjà bien chargés mais, par-dessus tout, cela requiert une introspection importante ainsi qu’une réelle remise en question. »

Avoir le soutien de son entourage

A la différence d’une formation, une démarche de VAE se fait sans le soutien de pairs suivant le même programme. Pour Stéphane Vaujany « le fait d’être seul, isolé par le fait qu’une VAE se fasse à distance, à la maison, c’est difficile même si nous sommes accompagnés par notre tuteur. ».

Le soutien de l’entourage est alors d’autant plus important. Rémy Godde raconte : « Mon entourage a réagi positivement, en me prêtant un certain courage. La famille m’a accordé tout le temps nécessaire pour accomplir cette aventure dans les meilleurs délais, et quelques amis personnels et professionnels m’ont accordé quelques temps de relecture de fond et de forme ». De même pour Michèle Bassani, les proches ont joué un rôle clé : « J’avais déjà repris des études il y a une dizaine d’année ils n’ont donc pas été surpris. Ils m’ont de nouveau soutenu et accompagné ».

Oser : ça en vaut la peine !

Si la VAE constitue un vrai défi, les diplômés sont d’accord pour affirmer que les fruits récoltés vont bien au-delà de leurs attentes. Et Stéphane Vaujany de conclure « Cette VAE m’a apporté plus qu’un diplôme ! Elle m’a ouvert l’esprit. Elle m’a permis de rencontrer et d’échanger avec des personnes formidables. J’ai appris énormément. »

Nous remercions nos diplômés pour leur confiance. Les accompagner dans cette démarche est un privilège.

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